Votre logo à l’écran : le coin où vous le placez est justement celui qu’on rogne

Vous présentez à un colloque. Votre logo est en bas à droite de chaque diapositive, discret, exactement là où on met un logo. Un collègue vous envoie une photo de la salle prise du fond. Sur le mur, le bas de votre logo est coupé net et la moitié de votre nom a disparu dans le bord de l’image.

À retenir

  • Évitez de placer votre logo dans un coin de diapositive, car un écran ne montre pas toujours toute l’image et rogne ses bords.
  • Un projecteur ne projette pas de noir : prévoyez une version de votre logo pour fond clair et une autre pour fond foncé.
  • Pour la projection, utilisez un logo en aplat sans contour fin, tiré d’un fichier vectoriel source.

Personne n’a commis d’erreur. Ni vous, ni le technicien, ni l’appareil. Ce que vous voyez est le comportement normal d’une chaîne d’affichage, et il est documenté depuis des décennies dans un métier que les entreprises ne fréquentent pas, celui de la télévision.

Le problème n’est pas votre logo. Le problème est que vous l’avez placé dans la seule zone de l’image dont personne ne garantit qu’elle sera affichée, et que <a href= »https://conception-logo.com/services/graphisme/service-de-vectorisation/ »>vos fichiers vectoriels</a> n’ont probablement jamais été préparés pour ce genre d’affichage.

Ce que ce guide ne refait pas

Trois sujets voisins sont laissés de côté volontairement, parce qu’ils sont déjà traités ailleurs et qu’ils obéissent à des contraintes différentes.

Les tout petits formats, soit l’icône d’onglet et l’icône d’application, sont un exercice de réduction et non de projection. Ils sont couverts dans Favicon et icône d’application. La photo de profil et la bannière des réseaux sociaux obéissent à des gabarits imposés par chaque plateforme et sont traitées dans Décliner son logo sur les réseaux sociaux. Enfin, ce guide ne parle pas de l’arrière-plan de visioconférence, où une personne vivante occupe le centre de l’image.

Ce qui reste ici est un cas précis : votre logo affiché en grand, sur un écran ou un mur, dans une salle que vous ne contrôlez pas.

Un écran ne montre pas toujours toute l’image

Voici le fait technique qui explique le reste, et il surprend presque tout le monde.

Dans la production télévisuelle, on ne suppose jamais que le spectateur verra l’image complète. On suppose au contraire qu’une bande périphérique peut être perdue en route, avalée par l’appareil, par le mode d’affichage choisi ou par le redimensionnement appliqué quelque part dans la chaîne. Pour éviter que l’information utile tombe dans cette bande, les diffuseurs travaillent avec des zones de sécurité.

L’Union européenne de radio-télévision publie une recommandation entièrement consacrée à cette question, la R 95, dont l’objet est de définir des zones de sécurité qui protègent un programme produit en 16:9, qu’il soit en définition standard, haute définition ou ultra haute définition, lorsqu’il est présenté en plein écran au format 16:9.

Les valeurs sont précises : l’organisme fixe la zone de sécurité de l’action à 3,5 % et celle des graphiques à 5 %, sur chacun des bords de l’image (haut, bas et côtés), ce qui représente au total 7 % et 10 % de l’image complète.

Retenez surtout la seconde valeur, parce que c’est la vôtre. Un logo est un graphique, pas de l’action. La zone de sécurité qui le concerne est celle de 5 % sur chaque bord.

Traduit en pixels sur une diapositive standard de 1920 sur 1080, cela donne une marge de 96 pixels à gauche et à droite, et de 54 pixels en haut et en bas. Tout ce qui se trouve à l’extérieur de ce cadre est, du point de vue d’un professionnel de l’image, du contenu sacrifiable.

Le coin est justement l’endroit le plus exposé

Maintenant, superposez cette règle à l’habitude la plus répandue en conception de présentation.

Où met-on un logo sur une diapositive ? Dans un coin. Où met-on un logo sur un écran de salle d’attente, sur un bandeau vidéo, sur une trame de webinaire ? Dans un coin. C’est la place logique : elle ne gêne pas le contenu et elle signe la page.

Or un coin est précisément l’endroit où deux bandes de sécurité se rencontrent. Un élément placé dans un coin est exposé sur deux côtés à la fois. C’est le seul emplacement de l’image qui cumule les deux risques, et c’est celui que tout le monde choisit.

Le réflexe esthétique aggrave encore les choses. Quand on veut qu’un logo paraisse élégant et intégré, on le rapproche du bord. Plus il est près du bord, plus il a l’air maîtrisé sur votre écran d’ordinateur, et plus il est enfoncé dans la zone que personne ne garantit.

La règle pratique tient en une phrase : votre logo doit être entièrement contenu à l’intérieur des 5 %, et non collé contre eux. Cette marge se planifie mieux à partir d’un fichier propre, ce qui ramène directement à <a href= »https://conception-logo.com/services/graphisme/service-de-vectorisation/ »>la vectorisation de votre logo</a> plutôt qu’à un export web déjà compressé.

Un projecteur ne projette pas de noir

Le deuxième mécanisme est d’une autre nature, et il ne concerne que la projection.

Un projecteur ajoute de la lumière. Il n’en retire jamais. Le noir d’une image projetée n’est donc pas du noir : c’est la surface du mur ou de la toile, telle qu’elle est éclairée par la lumière ambiante de la pièce. Dans une salle de conférence où on laisse l’éclairage allumé pour que les gens prennent des notes, le noir de votre logo est gris clair.

Cela a une conséquence directe et rarement anticipée. Si la lisibilité de votre logo repose sur un fond foncé, avec un nom en blanc détouré dans du noir, la projection ne vous donnera pas du blanc sur noir. Elle vous donnera du blanc sur gris, avec un écart de luminosité bien plus faible que celui que vous aviez validé à l’écran.

Ce n’est pas une question de qualité d’appareil. C’est une question de pièce, et le milieu de l’audiovisuel professionnel le reconnaît explicitement. AVIXA, l’organisme qui normalise ce secteur, précise que la mesure du contraste d’un système d’affichage se fait en conditions réelles d’utilisation, par exemple dans une salle de classe avec un éclairage ambiant et un système de distribution vidéo actif dans toute l’école. Le même organisme indique que sa norme définit quatre niveaux de rapport de contraste selon les exigences propres à ce que le spectateur doit percevoir, c’est-à-dire que l’exigence de contraste dépend de ce que le spectateur doit faire avec l’image.

Autrement dit, le contraste de votre logo n’est pas une propriété de votre fichier. C’est une propriété de la salle.

FICHIER VECTORIEL PRÊT POUR L’ÉCRAN

Un fichier qui tient sur un mur de trois mètres, pas seulement sur votre écran

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Faire préparer mon logo pour l’écran →

Ce qui ne survit pas au passage sur un mur

De ces deux mécanismes découle une liste courte de traits de conception qui fonctionnent partout ailleurs et qui échouent ici.

Les contours fins. Un filet d’un demi-point est net sur un écran et sur du papier. Projeté à trois mètres de large dans une salle éclairée, il devient une hésitation grise ou il disparaît.

Les dégradés subtils. Un projecteur et un téléviseur de salle d’attente n’ont pas la finesse de rendu de votre moniteur. Un dégradé délicat se transforme en bandes visibles.

Les ombres portées. Sur un fond qui n’est déjà pas noir, une ombre douce ne crée pas de relief, elle crée du flou.

La signature ou le slogan sous le nom. Écrit en petit, il est déjà à la limite sur un écran de portable. Sur un mur regardé du fond de la salle, il n’est plus qu’une bande grise, et il occupe de l’espace utile dans la zone la plus risquée de l’image.

La couleur exacte. Aucun projecteur de salle louée n’est calibré, et personne ne le calibrera pour vous. Si votre marque n’est reconnaissable que dans sa teinte précise, elle ne sera pas reconnaissable ici.

Le fichier qu’il faut avoir en main

La bonne nouvelle est que la réponse n’est pas de refaire votre logo. C’est d’en posséder les versions que ce contexte exige, une fois pour toutes.

Il vous faut une version en aplat, sans contour fin, sans dégradé et sans ombre, qui tient debout par sa forme seule. C’est le même raisonnement que celui de la version monochrome, décrit dans Les logos monochromes, et une version monochrome bien faite est souvent déjà la bonne réponse pour un écran difficile.

Il vous faut deux déclinaisons de fond, une pour fond clair et une pour fond foncé, parce que vous ne saurez pas à l’avance de quelle couleur sera la trame imposée par l’organisateur du colloque.

Il vous faut un fichier vectoriel comme point de départ, parce qu’un logo destiné à être affiché en très grand ne peut pas venir d’une image de site web. La différence entre les deux natures de fichier est expliquée dans notre guide sur la perte de qualité à l’agrandissement, et le choix du format d’export dans les différences entre JPEG, PNG, AI et EPS.

Il vous faut enfin, et c’est le plus simple à faire, une marge de sécurité intégrée à votre gabarit de présentation. Tracez une fois le cadre à 5 % sur votre diapositive maîtresse et gardez-le comme repère. Toute votre équipe cessera du même coup de coller les logos contre les bords.

Le test qui prend trois minutes

Il ne se fait pas devant un ordinateur, et c’est ce qui le rend utile.

Affichez votre diapositive de titre sur le plus grand écran auquel vous avez accès, ou projetez-la. Laissez l’éclairage de la pièce tel qu’il est normalement, sans le baisser pour vous rassurer. Puis allez au fond de la salle, dans un coin, et prenez une photo avec votre téléphone.

Regardez la photo, pas le mur. Votre logo est-il entier ? Son nom est-il lisible ? La signature en dessous se lit-elle encore, ou est-elle devenue une trace grise ? Si vous ne pouvez pas répondre oui aux trois questions, ce n’est pas la salle qui est en cause.

Faites le même exercice sur l’écran de votre réception ou de votre salle d’attente, s’il y en a un. C’est souvent là que la découverte est la plus désagréable, parce que cet écran affiche votre marque toute la journée devant des gens qui attendent et qui ont tout le temps de la regarder.

Faire préparer vos versions d’écran

Dans la plupart des dossiers que nous voyons, l’entreprise possède un logo correct et une seule version de ce logo. Elle s’en sert pour son site, pour ses cartes, pour ses diapositives et pour l’écran de son hall, et elle découvre au cas par cas les endroits où il tient mal.

Constituer le petit jeu de versions décrit plus haut est un travail court, qui se fait une fois et qui règle le problème pour tous les affichages à venir. Chez Conception-Logo.com, cela se fait à partir de votre fichier vectoriel existant, ou en le reconstruisant lorsqu’il a été perdu, grâce à notre service de vectorisation et à notre service de création de logo.

Si vous avez une présentation importante bientôt, la démarche la plus simple est de nous envoyer votre diapositive de titre telle qu’elle est aujourd’hui. Le diagnostic sur la zone de sécurité et sur le contraste se fait en quelques minutes, et il vous dira tout de suite s’il y a quelque chose à corriger avant la salle.

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