
Fiche Google : le logo que vous choisissez n’est pas toujours celui que Google affiche
Vous avez téléversé votre logo sur votre fiche Google, en bonne définition, celui-là même que vous utilisez partout. Quelques semaines plus tard, un client vous dit qu’il vous a trouvé sur Google et vous décrit une image que vous ne reconnaissez pas : une photo de votre façade prise de travers, un soir de pluie, par quelqu’un que vous ne connaissez pas.
À retenir
- Sur votre fiche Google, vous n’êtes qu’un contributeur : une photo de client peut remplacer une image jugée de faible qualité.
- Prévoyez une version carrée de votre logo pensée pour ce format, plutôt qu’un recadrage rapide dans un outil en ligne.
- La fiche met côte à côte votre logo, votre enseigne et votre lettrage de véhicule, et révèle les écarts entre ces versions.
Ce n’est pas un bogue. C’est le fonctionnement normal d’une fiche d’établissement, et c’est ce qui la rend différente de tous les autres endroits où votre marque apparaît. Sur votre site web, sur vos cartes d’affaires, sur votre page Facebook, vous décidez de ce qui s’affiche. Sur votre fiche Google, vous n’êtes qu’un des contributeurs, et vous n’êtes pas celui qui tranche.
Votre image n’est pas seule sur votre propre fiche
La particularité tient en deux mécanismes que la plupart des propriétaires d’entreprise découvrent après coup.
Le premier est que vos clients peuvent ajouter des photos à votre fiche. Ils prennent votre devanture, votre salle d’attente, votre plat, votre camion stationné devant un chantier, et ces images se rangent au même endroit que les vôtres. La documentation officielle de Google confirme d’ailleurs qu’un propriétaire peut demander le retrait des photos ajoutées par les clients, ce qui suppose bien que ces photos existent et qu’elles ne viennent pas de vous.
Le second mécanisme est plus déterminant encore. Vous pouvez choisir une photo de couverture, mais ce choix n’est pas garanti. Google écrit noir sur blanc que si la photo de couverture retenue est de faible qualité, une photo soumise par un utilisateur peut être affichée à sa place. Autrement dit, votre image ne gagne pas parce qu’elle est la vôtre. Elle gagne parce qu’elle est meilleure que celles des autres.
C’est un renversement complet par rapport à la logique habituelle d’une identité de marque. D’ordinaire, on protège son logo contre les usages non conformes. Ici, la seule protection réelle est la qualité du fichier que vous fournissez.
Ce que Google exige vraiment de vos fichiers
Les consignes officielles sont courtes, et il vaut la peine de les lire au chiffre près plutôt que de se fier à ce qu’on croit savoir.
Le format accepté est le JPG ou le PNG. Le poids du fichier doit se situer entre 10 Ko et 5 Mo. La résolution recommandée est de 720 pixels de haut sur 720 pixels de large, et le minimum absolu est de 250 pixels sur 250 pixels. Enfin, une exigence qualitative qui n’a rien d’anodin : la photo doit être nette et bien éclairée, et ne comporter aucune altération significative.
Trois observations en découlent, et elles ont des conséquences concrètes sur la conception de votre image.
D’abord, la référence est carrée. 720 sur 720, 250 sur 250. Un logo conçu en bandeau horizontal, avec le nom écrit à côté du symbole, va se retrouver minuscule dans un carré, ou pire, coupé. Si vous ne possédez pas une version compacte de votre logo, une version où le symbole prime et où le texte est réduit ou retiré, vous n’avez pas de fichier adapté à cet emplacement. Vous en avez un qui rentre de force.
Ensuite, la limite basse de 10 KB est aussi révélatrice que la limite haute. Un logo exporté trop agressivement, ou récupéré depuis votre propre site où il a été allégé pour la vitesse d’affichage, peut passer sous ce seuil et être refusé sans que vous compreniez pourquoi. Le fichier optimisé pour le web n’est pas le fichier maître.
Enfin, l’exigence d’absence d’altération significative ferme une porte que beaucoup empruntent : le logo posé sur une photo de la boutique, le montage avec un slogan ajouté, l’image traitée avec un filtre. Ce qui fonctionne dans une publication sociale n’est pas ce qu’attend un annuaire.
Le vrai concurrent de votre logo, c’est votre enseigne
Voici le point que presque personne n’anticipe.
Sur une fiche d’établissement, les photos déposées par les clients sont presque toujours des photos de votre lieu physique. Pas de votre logo vectoriel. De votre façade, de votre porte, de votre enseigne éclairée, de votre camionnette. Ces images sont prises au téléphone, souvent de biais, souvent le soir, et elles montrent votre marque telle qu’elle existe dans la rue.
Cela signifie que votre enseigne devient, dans les faits, une deuxième version de votre logo, et une version que vous ne maîtrisez pas. Si votre enseigne date d’avant votre dernière refonte, la fiche Google va donner à voir les deux, côte à côte, sans expliquer laquelle est la bonne. Si votre lettrage de véhicule utilise une variante approximative recréée par un atelier à partir d’un fichier de mauvaise qualité, cette variante est désormais publique et photographiée.
Un logo qui n’existe qu’en fichier numérique n’a pas ce problème. Un logo d’entreprise avec pignon sur rue, oui, et la fiche Google est l’endroit exact où l’écart devient visible pour un client qui n’a encore jamais franchi votre porte.
La conclusion pratique est inhabituelle mais nette : la cohérence de votre fiche Google se joue moins dans le téléversement que dans la concordance entre votre fichier de logo et ce qui est réellement posé sur votre bâtiment et sur vos véhicules.
Ce que ce guide ne traite pas
Pour être honnête sur les limites de ce texte, trois sujets voisins sont volontairement laissés de côté.
La déclinaison du logo en photo de profil et en bannière sur les réseaux sociaux est un autre exercice, avec d’autres dimensions et d’autres contraintes, et elle est déjà traitée en détail dans Décliner son logo sur les réseaux sociaux. Le référencement local, les avis, les catégories et les publications de fiche ne sont pas des questions de conception graphique et n’apparaissent pas ici. Enfin, la production des visuels de campagne pour les plateformes sociales relève de la conception graphique pour réseaux sociaux.
Ce qui reste dans ce guide est ce qui touche votre identité : quel fichier fournir, dans quelle version, et pourquoi il doit concorder avec le monde réel.
Un fichier vectoriel propre, pour ne plus perdre la comparaison
Si votre logo n’existe qu’en PNG pixelisé ou en version horizontale, il perd face aux photos de vos clients sur Google. Un vrai fichier vectoriel permet d’exporter une version carrée nette, à la bonne résolution, chaque fois que vous en avez besoin.
Trois décisions à prendre avant votre prochain téléversement
Vérifiez que vous possédez une version carrée de votre logo. Pas une version recadrée à la va-vite dans un outil en ligne, une version pensée pour ce format, où le rapport entre le symbole et le texte a été rééquilibré. Si votre logo n’existe qu’en un seul agencement horizontal, c’est un manque à combler une fois pour toutes, parce que le carré revient partout, des annuaires aux applications.
Repartez du fichier vectoriel, jamais d’une image trouvée sur votre site. Un export propre en PNG à 720 pixels de côté depuis un fichier source donnera un résultat net. Un agrandissement d’une image déjà pixelisée donnera exactement ce que Google appelle une photo qui n’est pas nette, avec le risque assumé qu’une photo de client passe devant. La différence entre les deux tient à la nature du fichier de départ, un sujet détaillé dans notre guide sur la perte de qualité à l’agrandissement, et le choix du format d’export est expliqué dans les différences entre JPEG, PNG, AI et EPS.
Allez regarder votre propre fiche comme un inconnu. Ouvrez-la depuis un téléphone, sans être connecté à votre compte, et demandez-vous ce qu’un client voit en premier. Si l’image dominante est une photo prise par quelqu’un d’autre, ce n’est pas une injustice à corriger auprès de Google. C’est un signal que votre fichier ne tient pas la comparaison, ou que votre enseigne raconte autre chose que votre logo.
Quand le problème n’est pas la fiche
Dans une bonne partie des cas que nous voyons, la fiche Google n’est pas la cause du problème, elle est le miroir qui le révèle. L’entreprise possède un logo dessiné il y a douze ans, une enseigne posée il y a huit ans à partir d’un fichier approximatif, un lettrage de véhicule refait par un troisième intervenant, et un fichier numérique qui ne correspond exactement à aucun des trois. Tant que ces versions vivaient chacune de leur côté, personne ne les comparait. La fiche les met sur la même page.
Remettre de l’ordre commence par un fichier maître propre, en vectoriel, décliné en versions carrée, horizontale et monochrome, à partir duquel tout le reste se produit sans réinterprétation. C’est précisément le travail que nous faisons chez Conception-Logo.com, que ce soit en repartant de votre logo existant ou en le reconstruisant lorsque le fichier d’origine est perdu.
Si vous ne savez pas quel fichier est réellement votre référence aujourd’hui, écrivez-nous avec ce que vous avez sous la main. C’est souvent la première chose à trancher, et elle se règle plus vite qu’on le croit.
FAQ
Google peut-il vraiment remplacer la photo que j’ai choisie ?
Oui. La documentation officielle indique que si la photo de couverture sélectionnée est de faible qualité, une photo soumise par un utilisateur peut être affichée à la place. Vous choisissez, mais l’affichage final dépend aussi de la qualité comparée des images disponibles sur la fiche.
Quelle taille de fichier dois-je fournir ?
Google demande un fichier JPG ou PNG pesant entre 10 KB et 5 MB, avec une résolution recommandée de 720 pixels sur 720 pixels et un minimum de 250 pixels sur 250 pixels. Un fichier trop léger est refusé aussi sûrement qu’un fichier trop lourd.
Puis-je faire retirer une photo déposée par un client ?
Google prévoit une procédure de demande de retrait pour les photos ajoutées par des clients. Ce n’est toutefois pas une garantie, et cela ne remplace pas le fait de fournir soi-même de meilleures images.
Mon logo est horizontal, est-ce un problème ?
Dans un emplacement carré, oui. Un logo horizontal placé dans un carré apparaît soit très petit, soit rogné. La solution durable n’est pas de recadrer, mais de disposer d’une version compacte conçue pour ce format, au même titre que la version pour fond foncé ou la version monochrome.
Faut-il mettre mon logo ou une photo de mon commerce en image principale ?
Cela dépend de ce que vend l’entreprise. Un commerce dont le lieu fait partie de l’expérience gagne à montrer son lieu, à condition que l’enseigne y soit lisible et conforme à son logo. Une entreprise de services sans local visité par la clientèle a plus intérêt à un logo net et bien cadré. Dans les deux cas, l’important est que les deux versions racontent la même marque.
